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LOUIS CYR ET EUGEN SANDOW : LA GLOIRE TOUTE DE BRONZE

 

LEAD Technologies Inc. V1.01La décennie 1890-1900 fut remarquée par deux noms dont la résonnance était mythique : Louis Cyr et Eugen Sandow. Le premier, incontestablement l’homme le plus fort de son époque et, probablement, de tous les temps ; le second, le personnage le plus fascinant, extravagant et spectaculaire de l’ancien et du nouveau monde, capable de bien des prouesses, mais surtout, doté d’un physique qui faisait l’envie des peintres et sculpteurs les plus réputés.


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Entre 1891 et 1897, Louis Cyr a littéralement pourchassé Eugen Sandow, tentant pas tous les moyens d’amener le Prussien d’origine, dont le véritable nom était Wilhelm Friedrich Müller, à relever des défis de force qu’en fin de compte seul Cyr pouvait accomplir. Le chassé-croisé commencé en Angleterre se poursuivit aux Etats-Unis, mais avec, comme résultat ultime, les perpétuelles esquives de Sandow. En réalité, l’idole des Anglais savait bien qu’il n’avait aucune chance face à un Louis Cyr connu pour invincible, les chiffres démontrant ce fait aisément. Louis Cyr allait l’avouer beaucoup plus tard, ce fut sa plus grande déception.

Plus d’un siècle après ce rendez-vous manqué, les deux hommes ont vu, l’un comme l’autre, leur gloire respective coulée dans le bronze. Depuis 1977, la statuette connue simplement sous le nom " Sandow ", est devenue le trophée emblématique du titre culturiste le plus convoité sur la planète, Mr Olympia.

Et en 2008, la statuette de Louis Cyr, intitulée " Fortissimus ",  sera remise à l’athlète de force qui triomphera lors du Mondial de Force Louis Cyr connu sous le nom de FORTISSIMUS , synonyme de l’Homme le plus puissant de la planète.

Voici la courte histoire de ces deux œuvres d’art.

L’ŒUVRE D’UN EXPLOIT HISTORIQUE


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 En 2003, le Musée du Bronze d’Inverness (www.museedubronze.com ), à proximité de Plessisville, dans le centre du Québec, a retenu comme projet de choix de souligner le 140e anniversaire de la naissance de Louis Cyr et d’immortaliser un de ses exploits les plus célèbres, le développé à un bras d’un haltère de 273 ¼  livres , réalisé le soir du 19 janvier 1892 àLEAD Technologies Inc. V1.01 Londres, Grande-Bretagne. La réalisation de l’œuvre fut confiée au sculpteur montréalais Michel Binette, reconnu parmi les artistes les plus réputés d’Amérique. Il était le créateur en 1979, d’un bronze du légendaire Maurice " Rocket " Richard, en 1990 d’un buste du peintre Jean-Paul Riopelle et d’une œuvre commémorative en hommage à Auguste Rodin et Camille Claudel, et, en 1999, d’une œuvre monumentale de l’ancien Premier ministre du Québec, Adélard Godbout, érigée devant le Parlement de Québec.

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Afin de concevoir son œuvre, Michel Binette s’est inspiré de plusieurs illustrations représentant Louis Cyr soulevant un haltère, d’un gros plan de son visage selon une illustration parue en 1891 en première page du National Police Gazette de New-York et des mensurations officielles du célèbre homme fort, attestées par le Dr Dudley Sergent, en 1895, alors qu’il enseignait à l’université Harvard de Boston. Il avait lui-même prit les mesures anthropométriques de Louis Cyr sur les lieux.

Le bronze de Louis Cyr, unique au monde en raison de l’action projetée, de la symbolique historique de l’exploit et de son réalisme, fait partie de la collection officielle du Musée du Bronze d’Inverness. Afin d’en permettre une certaine accessibilité, cette institution a accepté de produire ce bronze sous licence d’édition limitée à 273 exemplaires (un exemplaire par livre soulevée), chaque statuette, haute de 19 pouces et pesant près de 14 livres, étant numérotée et accompagnée d’un certificat d’authenticité.
(Pour toute information : musée du bronze d’Inverness (418)-453-2101)

 

LE PÈRE DU CULTURISME MODERNE

LEAD Technologies Inc. V1.01En 1891, Eugen Sandow, alors dans la jeune vingtaine, venait d’attirer l’attention de tout Londres, par des démonstrations spectaculaires de tours de force et d’acrobaties, dans les grandes salles de music-hall situées sur le Strand de la plus grande ville du Monde. Il fut remarqué par un sculpteur de renom, Frederic W. Pomeroy. Ce dernier avait acquis sa réputation en réalisant des sculptures de nus qui lui avaient valu des louanges des plus grands critiques d’art de l’époque victorienne. Ce fut ce Frederic Pomeroy qui réalisa la statuette de Sandow en s’inspirant de quelques photos de l’athlète, dont celles prises par le réputé Van Der Wiede de Londres, et, bien entendu, d’une perspective du corps nu du célèbre homme fort.

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Ce furent des répliques de cette statuette qui récompensèrent les trois gagnants du premier concours culturiste de l’ère moderne, présenté en Angleterre le 14 septembre 1901 et organisé par Sandow lui-même au London’s Royal Albert hall. Un des juges de cette rencontre historique fut Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes.

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C’est le biographe de Eugen Sandow, le réputé universitaire américain David L. Chapman, qui a retracé les péripéties entourant la création de l’œuvre et tribulations au cours du XXe siècle, jusqu’au moment où elle fut remise comme prix au vainqueur du concours Mr Olympia à partir de 1977.


Bien entendu, ce n’est pas l’original qui sert de trophée. Celui-ci a connu un certain nombre de modifications depuis qu’il fut remis à Steve Reeves en 1950, alors que ce dernier avait, à la surprise générale, remporté le titre de Mr Univers à Londres, devant le grand favori, Reggie Park. Une certaine confusion demeure quant à savoir qui possède l’original et à quel endroit il se trouve véritablement.

(www.sandowmuseum.com / The story of the Mr. Olympia trophy, by David L. Chapman)

©  FORTISSIMUS

 

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